Accueil Economie Sur financement de la Banque mondiale, le groupe 12 de la Centrale d'Inga I enfin disponible

Sur financement de la Banque mondiale, le groupe 12 de la Centrale d'Inga I enfin disponible

Vendredi 15 mars 2013

http://www.lobservateur.cd/images/inga.jpg* Cette machine remise en service, apporte un supplément de 55 mégawatts sur le réseau électrique

* Mais le vice-Premier ministre et ministre du Budget qui devait l'inaugurer officiellement mardi, n'a pas fait le déplacement du Bas-Congo parce que le vol de son avion n'avait pas été autorisé à la suite de la fermeture de l'aéroport d'Inga.

* Le gouverneur Jacques Mbadu et quelques membres de son gouvernement ont pu quand même  visité les deux centrales du barrage

(Par notre envoyé spécial à Inga, Jean-Pierre Seke)

Nous revenons du site d'Inga dans la province du Bas-Congo où nous nous sommes rendu sur invitation de la Société nationale d'électricité (SNEL Sarl) le mardi 12 mars courant via  Matadi pour assister à la mise en service du groupe 12 de la Centrale d'Inga I  qui était en réparation depuis 30 mois environ.

Financée par la Banque mondiale à hauteur de 14.500.000 € (quatorze millions, cinq cents mille euros), la réparation de cette machine de haute portée stratégique a été assurée entièrement par la firme Indo-Italienne Franco-Tosi. La fiche technique de ce groupe renseigne qu'il va apporter un supplément de 55 (cinquante-cinq) Mégawatts sur le réseau électrique du pays.  Ce qui porte à environ 1.000 Mégawatts,  la quantité du courant disponible sur le site d'Inga. De quoi rassurer les millions d'abonnés de la SNEL qui pourront bénéficier d'un supplément de puissance à même de les épargner de quelques difficultés d'alimentation en énergie électrique dont ils souffrent depuis quelques années déjà.

Car les 55 mégawatts remis dans le réseau, correspondent à environ 50.000 (cinquante mille nouvelles connexions soit une puissance qui peut couvrir les besoins en énergie des villes de Matadi et de Boma réunies ou de la commune de Masina.

Dans un pays où les besoins en énergie électrique sont énormes, assister à la mise en service d'une machine qui apporte un supplément de puissance sur le réseau, constitue à notre avis, un événement. Mais malheureusement, le vice-Premier ministre et ministre du Budget Daniel Mukoko Samba qui allait procéder symboliquement à la mise en route de cette machine, n'a pas fait le déplacement du Bas-Congo. Il en est de même pour le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Bruno Kapanji, et les membres du comité de gestion de la Snel.

La raison avancée, c'est la suspension de l'aéroport d'Inga depuis plusieurs années fermé à la suite du non-paiement des arriérés de redevance de 2006-2007 dues à la Haute autorité de l'aéronautique civile du Congo.

Mais pourquoi  Oh ! diable la décision de cette structure de l'Etat n'est intervenue qu' au moment où le vice-Premier ministre et ministre du Budget, deuxième personnalité du gouvernement s'apprêtait à se rendre à Inga pour poser un acte éminemment historique qui intéresse la communauté nationale ?

Y aurait-il une main noire à la base de cette ignoble situation visant à saboter les actions du gouvernement ? Difficile à dire.

Mais qu'à cela ne tienne, le gouverneur du Bas-Congo, Jacques Mbadu qui était présent à Inga pour accueillir les membres du gouvernement central, a tout de même visité les centrales d'Inga I et d'Inga 2. et donné sa place et toutes les couleurs de la solennité à cet événement  important pour le pays.

A Inga I, l'autorité provinciale s'est fait expliquer le fonctionnement du G12 réhabilité par la firme Indo-Italienne Franco Tosi. Cette entreprise a mis 30 (trente) mois, jours et nuits pour réparer cette machine qui était en arrêt depuis 17 ans. Le financement lui, a été assuré par la Banque mondiale à hauteur de 14,5 millions d'Euros.

 

La réhabilitation d'autres machines en vue

Selon le directeur de la coordination des projets (CDP) l'ingénieur Masoso Bumba, la Snel travaille actuellement avec des partenaires extérieurs comme la BAD, le KV F (Banque allemande de développement) et la Banque mondiale qui financent la réhabilitation des groupes encore inopérationnels.

La Snel qui a toujours lié l'acte à la parole, vient avec la réhabilitation de G12 d'Inga I, de disponibiliser un supplément de puissance de 55 Mégawatts sur le réseau. Et avec la construction de la deuxième ligne Inga-Kinshasa dont la fin des travaux, est attendue en décembre 2013, la ville -capitale qui ne reçoit que 400 mégawatts, verra sa puissance passer à 700 ou 800 Mégawatts. Ce qui, selon le directeur de la CDP va contribuer à atténuer les poches noires et à éradiquer le délestage qui va se conjuguer au passé dès janvier 2014.