Mercredi 19 juin 2013
La Voix des sans voix pour les droits de l'homme (VSV) sous la direction de Justin Chiba, chargé de communication et Mme Lucrèce Bawukabio, responsable de programme femme et enfant de cette ONG, a organisé hier mardi une tribune libre en faveur de cinq victimes des atrocités d'une milice privée.
Ces cinq victimes originaires du village Etebe, situé dans le territoire de Bolobo, district du Plateau, province du Bandundu, ont été violemment attaquées en date du samedi25 mai 2013 par une milice privée dirigée par Cyprien Bongubu ; un chef coutumier rejeté par les ayants droit et qui s'est subitement rebellé contre l'ordre traditionnel établi. Celui-ci, non content de sa déchéance, se dispute le pouvoir avec le nouveau chef coutumier nommé.
Samedi 25 mai 2013, trois femmes accompagnées de deux hommes de la localité Etebe se rendaient dans le village Nko pour se faire soigner. La localité Etebe est séparée de 50 kilomètres du village Nko.
Arrivés à la hauteur de la rivière Mbali, ils ont été attaqués par la milice privée de Cyprien Bongubu, composée d'une trentaine de personnes. En tenue civile, ces assaillants, armés des fusils calibres 12, des manchettes, couteaux et lance flèches, ont brutalement procédé à l'extorsion de tous les effets personnels trouvés sur les trois femmes et les deux hommes y compris une somme de 155.000 FC. Les menaçant d'assassinat. Soudain, repartis en trois groupes, ces inciviques ont entraîné les trois pauvres femmes dans la forêt où elles ont été violées. Systématiquement. Les trois femmes et les deux hommes ont ensuite été l'objet des traitements cruels, inhumains et dégradants.
Selon les victimes, l'insécurité grandissante dans cette partie du territoire de Bolobo perturbe la liberté de mouvements pourtant garantie par les instruments nationaux et internationaux des droits humains. La population de ce coin du pays ne sait ni circuler librement, ni vaquer sans heurts à ses occupations.
Mécontents et préoccupés par l'insécurité grandissante qui sévit dans leur contrée, les notables du village Etebe habitant à Kinshasa, ont fait venir dans la métropole congolaise, les victimes de Cyprien Bongubu afin de les soigner et de sensibiliser les autorités compétentes devant prendre des mesures appropriées de façon à mettre un terme à ce désordre.
Peu avant la fin de cette tribune libre, Mme Lucrèce Bawukabio, chargée de programme de la femme et enfant, qui a servi de modératrice, a lu les recommandations de la VSV faites aux autorités de la RDC. Il s'agit de diligenter une enquête indépendante sur les actes de viol et d'insécurité entretenus dans la localité de Nko en vue de faire la lumière et d'établir les responsabilités pour sanctionner les coupables, commanditaires et exécutants, conformément à la loi, de mettre hors d'état de nuire tous les groupes d'inciviques qui sèment la désolation et entretiennent l'insécurité au sein de la population de la localité de Nko et d'indemniser les victimes pour tous les préjudices subis.
Nsuami Nienga
Nation